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BREF RHONE-ALPES
zapping de Bref - 24/02/2010 - N° 1983
Création d’entreprises : Le microcrédit en forte hausse en Rhône-Alpes
Le nombre de bénéficiaires du microcrédit a grimpé de 24,7 % en Rhône-Alpes en 2009. L’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), principale organisation en la matière, a ainsi octroyé 1 414 prêts dans la région aux personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique pour les accompagner dans la création de leur entreprise. Rhône-Alpes affiche une hausse nettement supérieure à la moyenne nationale (+ 14 %) et représente près de 10 % de l’ensemble des microcrédits accordés en France en 2009 (14 600). Le Rhône a concentré plus du tiers des prêts octroyés (518) devant l’Isère (244), la Drôme (153) et l’Ardèche (136). Au total, l’Adie estime que ces prêts ont permis la création de 1 200 entreprises et 1 350 emplois en 2009 dans la région. L’association anticipe une nouvelle hausse des projets financés en 2010. Des espaces Adie Conseil seront créés à Lyon, Grenoble, Valence et Saint-Etienne et un programme CréaJeunes sera mis sur pied dans l’agglomération grenobloise pour former à la création d’entreprise et accompagner des jeunes issus des quartiers. Un premier projet CréaJeunes avait été lancé en juin 2008 à Vaulx-en-Velin. Il avait permis d’accueillir une centaine de jeunes formés et accompagnés individuellement pendant six semaines dans leur projet de création d’entreprise. L’Adie estime que près de 30 % des créateurs financés en Rhône-Alpes sont originaires des quartiers dits “sensibles”.
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Enquête : Un nouveau buzz sur le stress au travail
En publiant sur le site «travailler-mieux.gouv.fr» le palmarès des entreprises lui ayant déclaré - ou pas - agir contre le stress au boulot, le ministre du Travail, Xavier Darcos, a voulu sans doute montrer qu’il prenait très au sérieux la question des conditions de travail. Près de 1 500 entreprises de plus de 1 000 salariés sont ainsi classées en trois catégories : vert, orange et rouge, selon qu’un accord avec les représentants de salariés assorti d’un plan d’actions existe, sera, ou n’a pas été engagé. Le procédé laisse songeur. Sous prétexte de remédier au “syndrome France Télécom” - elle-même classée dans la zone orange - et de faire appliquer l’accord national interprofessionnel de juillet 2008 sur le stress au travail, l’entourage du ministre en vient à “black lister” toutes les entreprises qui n’ont pas répondu à son invitation (un tiers des concernés). Et à flatter, à l’inverse, l’image sociale d’entreprises en restructuration et profitables. Pour donner du relief à cette communication, le site propose même des entrées régionales à sa liste. En Rhône-Alpes, on apprend ainsi que 22 entreprises sont classées en vert, 48 en orange et 43 en rouge. Les mauvais élèves se découvriront un point commun pour la première fois. Car on y trouve des acteurs aussi comparables que Cegid, l’association de l’Ain Amis Enfants Inadaptés, Bricorama et le Centre anticancéreux Léon-Bérard. Ne manquent, dans ce curieux inventaire, que les institutions publiques.
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Euro Métropole : Encore un effort
On fera crédit aux promoteurs de l’Euro Métropole d’avoir initié un rapprochement entre le Grand Lyon, Saint-Etienne Métropole et la communauté d’agglomération Porte de l’Isère, et, d’ici fin 2010, le Pays Viennois. On est en droit, en revanche, de rester sur sa faim en regard des quinze propositions d’actions formulées le 9 février à Saint-Etienne lors de la signature de la convention de coopération métropolitaine. Surtout au plan économique. Aller vers un schéma d’accueil des entreprises métropolitain, élaborer un document présentant les quinze sites stratégiques de la métropole, se présenter unis sur les salons internationaux, c’est bien, mais cela paraît bien peu ambitieux au regard de la crise actuelle et des enjeux de demain pour positionner l’Euro Métropole sur l’échiquier économique mondial. La culture et le sport semblent mieux traités, avec des actions concrètes. Donner une assise métropolitaine aux quatre biennales de la danse, du design, de l’art contemporain et du cirque, créer un pass loisirs-culture métropolitain et une fête métropolitaine du sport, aménager la voie verte des confluences sont de nature à rendre tangible cette coopération qui ne doit pas rester de l’ordre du voeu pieu.
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Transports : En bonne voie ?
L’annonce, par la SNCF, de la fermeture de la ligne ferroviaire Virieu-le-Grand-Peyrieu-Belley pour cause de vétusté avait fait bondir le coopérateur Cérégrain (Bourg-en-Bresse), principal utilisateur d’une voie entièrement dédiée au transport des céréales produites dans le Bugey. En outre, Réseau Ferré de France et la SNCF ne voyaient pas l’utilité de consacrer entre 6 et 8 ME à la remise en état d’une ligne qu’ils n’estimaient pas rentable. Mais la suppression du trafic ferroviaire allait provoquer la mise sur la route de 2 600 camions. Sous la houlette du préfet de l’Ain, tout le monde s’est mis autour de la table pour envisager la poursuite de la desserte et son ouverture à d’autres entreprises du secteur. Des solutions pour continuer l’exploitation de la ligne pourraient se dessiner, la Région Rhône-Alpes acceptant de mettre la main à la poche si l’Etat, RFF et la SNCF la suivent sur cette voie...
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