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BREF RHONE-ALPES
zapping de Bref - 24/06/2009 - N° 1956
Institut de la montagne : Sauver le soldat de Jong
Installé dans un bâtiment de 1 200 m2, livré l’an dernier sur Savoie Technolac mais pas encore inauguré, l’Institut de la montagne a pour ambition de contribuer à la prise de décision en montagne via l’expertise scientifique et technique de ses chercheurs. Une position devenue très inconfortable depuis le départ de son directeur, Philippe Masure, nouveau maire d’Albertville, remplacé par Carmen de Jong. Cette spécialiste allemande de l’hydrologie dans les massifs alpins n’a pas pour habitude de mâcher ses mots, y compris lorsqu’il s’agit de débattre de réchauffement climatique ou de neige artificielle. De quoi s’assurer de solides inimitiés dans un département où 50 % du PIB provient du tourisme. Dénonçant les pressions mises en oeuvre pour lui faire quitter l’université, Carmen de Jong constate que son nom a disparu du site internet de l’institut et que l’unité dont elle était responsable a été fermée. “On veut me pousser dehors”, résume-t-elle. Relatée par le Sunday Times, l’affaire soulève de multiples réactions dans les rangs des écologistes. Ainsi, la conseillère régionale verte Renée Alice Poussard lance sur son blog une invitation à sauver le valeureux soldat de Jong… L’Assemblée des Pays de Savoie devrait se pencher à l’automne sur le cas de l’Institut de la montagne.
Entrepreneuriat : Lyon et Lille champions de France
Alors que l’Hexagone poursuit sa “révolution shumpeterienne*”, comme l’appelle Olivier Torrès, enseignant-chercheur à l’Université de Montpellier et à EM Lyon, les analyses se poursuivent sur les ressorts de l’entrepreneuriat. Les travaux de l’association pour la Fondation Ecer (European Cities Entrepreneurship Ranking) en sont une bonne illustration. Après avoir présenté, il y a quelques semaines, son panorama des villes européennes préférées des entrepreneurs, qui plaçait Lyon à la quatorzième position, l’association a réalisé une approche française de son étude. Selon ce nouveau classement, ce sont ainsi les villes de Lille et de Lyon, suivies par Montpellier, qui sont les plus appréciées des entrepreneurs. Celles dont les acteurs, publics ou privés, ont fait de la création et de l’accompagnement des entreprises une priorité, avec l’objectif de constituer sur leur territoire un maillage d’entreprises fortes et pérennes. Bref, d’en faire des espaces attractifs et créateurs d’emplois et de richesses. En quelques années, l’agglomération lyonnaise est ainsi devenue un modèle remarqué en France et une référence connue à l’étranger. En particulier, son dispositif LVE, comme “Lyon Ville de l’Entrepreneuriat”, a commencé à inspirer d’autres cités européennes. Quand un maire socialiste soutient de la sorte la liberté d’entreprendre, on peut s’interroger sur la pertinence du clivage droite/gauche.
* L’économiste Joseph Shumpeter (1833-1950) accorda, dans ses théories, une place centrale au rôle de l’entrepreneur et de l’innovation dans la croissance.
Innovation : Un cocon pour l’innovation, la France !
Parmi les très nombreuses conférences qui se sont tenues, la semaine dernière, lors de l’incontournable Salon des Entrepreneurs, celle consacrée au “Financement de l’innovation” a mis en évidence une réalité rarement soulignée dans le pays des éternels râleurs qu’est le nôtre. Au terme de plusieurs exposés présentés par les représentants de soutiens financiers aux jeunes entreprises innovantes (Oséo, incubateurs, pépinières, capital-risque, loi Tepa…), Samuel Guilaumé, jeune dirigeant de la non moins jeune société Movéa (Grenoble), essaimée du CEA-Leti, a voulu insister sur la capacité de la France à soutenir l’innovation. “Je connais bien les Etats-Unis : notre société y a récemment racheté une entreprise et j’y ai travaillé un certain temps. Je peux donc vous dire qu’en comparaison, il n’est pas difficile de créer une entreprise en France ! Les jeunes entreprises innovantes peuvent bénéficier, chez nous, d’un très bon encadrement et d’aides extrêmement diverses”. Songez donc : alors que Movéa (50 pers. ; 10 M$ de CA) a déjà levé 7,3 ME auprès d’acteurs financiers depuis sa création en avril 2007, elle a aussi bénéficié d’environ 2,5 ME d’aides, toutes sources confondues. Pas si mal !
Créafil : Un guichet unique pour les entrepreneurs
La mode est au guichet unique. Après le Pôle Emploi, c’est au tour des entrepreneurs d’avoir leur guichet unique dans la région. Créafil Rhône-Alpes entend rassembler les nombreux dispositifs d’accompagnement à la création ou la reprise en place, en réunissant des partenaires comme l’Adie, les CCI, la Copea, le réseau Entreprendre, Rhône-Alpes Initiative et les Chambres de Métiers. “Suite à l’expérience réussie de Lyon Ville de l’Entrepreneuriat, il s’agit de fédérer les réseaux qui existent sur le territoire régional. Créafil s’appuie sur l’existant pour gagner en efficacité dans l’accompagnement des créateurs et repreneurs”, explique Jean-Louis Gagnaire, vice-pdt de la Région, délégué au développement économique. La Région investit 800 KE dans ce portail, disponible en septembre prochain. Il est à noter que Rhône-Alpes se place au troisième rang des régions “entreprenantes” en France avec plus de 33 000 créations d’entreprises en 2008.


Zappings du 17/06/2009
Zappings du 03/06/2009
Zappings du 27/05/2009

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