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Testé depuis le printemps dernier à l’Ecole des Arts et Métiers d’Aix-en-Provence, le 'bateau-lavoir' entre dans sa phase de commercialisation. Imaginé par Antoine Autran, qui vient d’installer sa société, Robotran, en Chautagne, cet automate inspiré des distributeurs de K7 vidéo permet de télégérer les laveries automatiques. Le client dépose son linge à travers un simple hublot implanté sur une façade. Il définit ses options de lavage et reçoit un ticket précisant l’heure à laquelle il pourra récupérer son linge propre et sec. Les temps d’attente sont supprimés et l’hygiène assurée car les tambours sont désinfectés entre chaque lavage. Pour l’exploitant, le 'bateau-lavoir' supprime les problèmes liés à l’accueil du public (surveillance et entretien des locaux) et réduit les coûts de l’immobilier puisque 10 m2 suffisent pour installer la machine, dont la capacité est modulable de 20 à 30 tambours, au lieu des 35 à 45 m2 nécessaires pour une laverie traditionnelle. Le paiement par carte bleue évite la manipulation d’argent liquide et le fonctionnement est plus économique grâce à une répartition de la consommation électrique aux heures creuses, un dosage fin de l’eau et de la lessive en fonction de la charge. « Le marché potentiel est principalement celui des laveries urbaines, des structures comme les centres de vacances ou les maisons de retraite », précise Antoine Autran.
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