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C'est un produit qui avait une aînée, une grande sœur née dans le Nord, en 1929, et qu'on avait appelée Ovomaltine. En 1934, Mont Blanc, installé depuis 1922 à Rumilly, lui donne donc un petit 'frère' : Tonimalt. Pour sûr, ils se ressemblent, mais ce qui distingue la première née, c'est l'œuf. Toujours est-il que ces deux là n'ont jamais cessé de se bagarrer pour se partager le gâteau ! Lorsqu'ils sont apparus, leur originalité tenait au fait qu'ils étaient mouillables et solubles dans le lait. Ainsi, pour fabriquer du Tonimalt, on broyait des grains de malt, mis ensuite en suspension dans de l'eau avant de procéder au brassage. Le sirop, obtenu après concentration de ce breuvage, était enfin mélangé à du cacao avant d'être séché puis transformé en paillettes. Révolutionnaire en son temps, le procédé a pris un sale coup avec l'arrivée des poudres cacaotées solubles qui présentaient, en outre, l'avantage d'être plus fortes en cacao. Mais Tonimalt a su se bagarrer avec ses armes : 'tonique mais léger, riche mais facile à digérer', la boisson pailletée était, pour tous, 'un renfort d'énergie'. Et l'on en avait bien besoin, pendant ces périodes de guerre et d'après-guerre. Pendant le conflit, le produit n'était vendu qu'en zone libre, Ovomaltine étant distribuée en zone occupée. Une particularité géographique persistante !D'abord vendu en pharmacie, point de distribution exclusif jusque dans les années 60, Tonimalt a été intégré à la gamme des produits Mont Blanc pour faciliter son passage en épicerie. Aux arguments sérieux, quasi médicaux du départ, se sont ajoutés des superlatifs imparables : en 64, Tonimalt devenait 'le suraliment des jeunes' et en 68, se vantait de 'faire des champions'... Tout s'explique !
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